Derf Doyen


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Posté le: Jeu, 25 Fév 2010 à 7:45 Sujet du message: le Lmd et la santé... |
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Réforme des études médicales : les mots ne veulent-ils vraiment rien dire ?
Publié le 22/02/2010
Paris, le lundi 22 février 2010 – L’unité du monde universitaire européen passe par la mise en place dans tous les pays membres de l’Union du système Licence/Master/Doctorat (LMD). Ainsi, une harmonisation des diplômes pourrait-elle être envisagée, tandis que les possibilités de réorientation et la mobilité des étudiants à travers l’Europe pourraient être accrues. L’ensemble des syndicats d’étudiants français est aujourd’hui très attaché à l’application dans nos universités du système LMD. Les disciplines médicales ne font pas exception à la règle, notamment parce que sa généralisation contribue à une entrée de leurs études dans l’université, ce qui était attendu de longue date. L’intégration de leurs formations dans ce dispositif est ainsi, on le sait, un des principaux chevaux de bataille des futures infirmières, mais aussi des étudiants en médecine représentés par l’Association nationale des étudiants en médecine de France (ANEMF) ou encore en pharmacie défendus par l’Association nationale des étudiants en pharmacie de France (ANEPF).
La réforme des études médicales se fera-t-elle en paix ?
Leur attachement au schéma LMD se manifeste une nouvelle fois dans un communiqué commun du 18 février, signé par six organisations, dont l’ANEMF et l’ANEPF, qui s’interroge sur un récent glissement de terminologie. En effet, « depuis quelques temps, personne n’entend plus parler de « L1 Santé » mais de première année commune aux études de santé (PACES) », remarquent les associations étudiantes. Interrogeant leurs autorités tutelles sur ce changement de vocabulaire, elles se sont vues répondre qu’il s’agissait uniquement d’une « simple précision réglementaire ». Loin de se satisfaire de cette explication, les futurs médecins, pharmaciens, sages femmes, kinésithérapeutes ou chirurgiens dentistes, restent sur leur garde. Si leur vigilance s’exerce avec tant d’acuité, c’est que les motifs d’inquiétude ne se limiteraient pas à ce point de terminologie. De nombreuses questions restent en effet en suspens marquant que la mise en place du système LMD reste inachevée. Les étudiants s’interrogent ainsi : « Quelle est la place pour les filières de santé dans l’espace d’enseignement supérieur européen ? ». Par ailleurs, ils s’inquiètent des conséquences de ce qu’on leur présente comme un simple changement de vocabulaire : « Quid des ECTS validés par des étudiants en PACES et de leurs réorientations si celles-ci ne sont pas reconnues » demandent-ils en effet. Ainsi, les étudiants se montrent particulièrement soucieux des éventuels retours en arrière et préviennent : « Revenir sur cette réforme ambitieuse reviendrait à écarter définitivement les études de santé des autres filières de l’Université ».
Aurélie Haroche _________________ mais non je suis pas vieux ! |
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